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Accoutumance à l’ecstasy

Les consommateurs de MDMA peuvent souffrir des mêmes problèmes que les cocaïnomanes ou utilisateurs d’amphétamines, et devenir toxicomanes à proprement dit. En plus de ses effets plaisants, La MDMA peut provoquer des troubles psychologiques tels la confusion, la dépression, l’insomnie, l’anxiété et la paranoïa pendant, et parfois des semaines après, la consommation de la drogue. Les troubles physiques sont les suivants: tension musculaire, nausée, vision floue, malaises, frisson, sueur et bruxisme.    

Ecstasy pillsL’hypertension et les palpitations présentent un risque important pour toute personne souffrant de troubles cardiaques ou circulaires. Certains décès à des raves ont été attribués à la prise de MDMA. Les effets stimulants de la drogue qui permettent à l’utilisateur de danser pendant longtemps associés à la chaleur et la promiscuité des raves peuvent provoquer la déshydratation, l’hyperthermie ou l’arrêt cardiaque et les troubles rénaux. La MDMA endommage les neurones sérotoninergiques. La sérotonine aide à réguler le sommeil, l’humeur, la mémoire et l’appétit. Des recherches récentes ont démontré que l’utilisation intense de MDMA provoque des problèmes mémoriels persistants chez les humains. 

Lésions cérébrales permanentes associées à la consommation de l’ecstasy

La drogue synthétisée ecstasy, ou MDMA, provoque des lésions cérébrales dans des parties du cerveau essentielles à la mémoire et la pensée, d’après des recherches publiées dans le Journal of Neuroscience. Durant une expérimentation avec des singes écureuils, l’Université Johns Hopkins a démontré que 4 jours d’exposition à la drogue ont engendré des lésions qui ont duré 6 à 7 ans. Ces résultats ont validé d’autres recherches effectuées par cette équipe sur les humains, durant lesquelles il a été démontré que les utilisateurs de MDMA obtenaient des résultats inférieurs lors de tests mémoriels.

« Le système sérotoninergique, handicapé par la MDMA, est essentiel à l’intégration cérébrale des informations et des émotions », explique Dr. Alan I. Leshner, directeur du National Institute on Drug Abuse (NIDA), National Institutes of Health (Institut National sur l’abus des drogues, Instituts nationaux de la santé), qui a subventionné les recherches. « Tout au moins, les consommateurs de MDMA, même s’ils ne l’utilisent que quelques fois, prennent le risque de problèmes de mémoire et d’apprentissage permanents. »

Les chercheurs ont découvert que les cellules nerveuses (neurones) endommagées par la MDMA sont les cellules qui utilisent la sérotonine pour communiquer avec d’autres neurones. L’équipe de Hopkins avait auparavant effectué des recherches par image du cerveau chez des consommateurs de MDMA, en collaboration avec le National Institute of Mental Health (Institut National de la Santé mentale des USA) ; celles-ci ont démontré les lésions importantes des neurones sérotoninergiques.

La MDMA (3,4-methylénédioxyméthamphétamine) a des effets stimulants similaires à ceux de la cocaïne et des amphétamines. Elle provoque également des effets psychédéliques semblables à ceux de la mescaline. Utilisée pour la première fois dans les années 80, la MDMA est souvent consommée à des raves qui durent toute la nuit.   

Durant cette nouvelle étude, les chercheurs de Hopkins ont administré soit de la MDMA soit de l’eau salée aux singes deux fois par jour pendant 4 jours. Au bout de 2 semaines, les scientifiques ont examiné les cerveaux de la moitié des singes. Puis, au bout de 6 à 7 ans, ils ont examiné le cerveau des autres singes, en appliquant des paramètres connexes à l’âge.

Dr George Ricaurte et ses collègues ont vu dans les cerveaux des singes examinés au bout de 2 semaines que la MDMA causait plus de lésions dans certaines parties du cerveau que dans d’autres. Les endroits particulièrement affectés étaient le néocortex (paroi des hémisphères cérébraux où naît la pensée consciente) et l’hippocampe (qui joue un rôle primordial dans les processus de mémorisation).

Ces troubles étaient également apparents, bien que moins prononcés, chez les singes qui avaient reçu de la MDMA durant cette même période de 2 semaines mais qui n’en avaient pas reçu ensuite pendant 6 à 7 ans. Au contraire, les cerveaux des singes n’ayant reçu que de l’eau salée ne montraient aucune lésion particulière.

« Certains neurones sérotoninergiques s’étaient réparés dans les cerveaux des singes à qui l’on avait donné de la MDMA 6 ou 7 ans auparavant », résume Dr Ricaurte, mais cette réparation n’a eu lieu que dans certaines régions et n’était pas toujours complète. D’autres régions du cerveau ne montre aucun signe de réparation. »

L’ecstasy endommage le cerveau et occasionne des lacunes de mémoire chez les humains

Une étude sponsorisée par le NIDA (Institut National américain sur l’abus des drogues) a fourni les premières preuves que l’utilisation chronique de la MDMA, couramment surnommée l’ecstasy, provoque des lésions cérébrales chez les humains. Grâce à des techniques d’imagerie avancées, l’étude a découvert que la MDMA abîmait les neurones émetteurs de sérotonine, une substance chimique cérébrale qui joue un rôle primordial dans la régulation de la mémoire et d’autres fonctions. Dans une autre étude, les chercheurs ont découvert que les grands consommateurs de MDMA avaient des troubles de mémoire qui persistaient pendant au moins 2 semaines après avoir pris leur dernière dose. Les deux études démontrent que l’importance des lésions est directement reliée à la quantité de MDMA utilisée.

« Ces études prouvent que la MDMA modifie le cerveau et il semble bien qu’il en découle des conséquences pour ses fonctions » dit Dr Joseph Frascella de la Division de Recherche des Traitements et de Développement du NIDA. Ce message est particulièrement important pour les jeunes qui participent aux raves, si populaires dans les grandes villes de notre pays. Les études épidémiologiques du NIDA indique que la consommation de MDMA (3,4-méthylénédioxyméthamphétamine) a augmenté ces dernières années parmi les étudiants et les jeunes adultes qui participent à ces évènements sociaux.

Ecstasy brain scan

Ecstasy brain scan

Ces imageries du cerveau montrent la quantité d’activité sérotonine sur une période de 40 minutes chez une personne non consommatrice de MDMA (en haut) et chez un consommateur de MDMA (bas). Les zones sombres dans le cerveau du consommateur de MDMA indiquent les lésions cérébrales associées à l’utilisation chronique de la MDMA.

 

Durant l’étude à imagerie du cerveau, les chercheurs ont utilisé des caméras à positrons (PET)afin d’obtenir les images des cerveaux de 14 consommateurs de MDMA qui n’avaient utilisé aucune drogue psychoactive, y compris l’ecstasy, pendant au moins 3 semaines. Ils prirent également les images des cerveaux de 15 personnes n’ayant jamais utilisé de MDMA. Les deux groupes comprenaient des gens de même âge et niveau d’éducation, avec un nombre comparable d’hommes et de femmes.

Chez les consommateurs de MDMA, les imageries PET ont montré des réductions importantes des surfaces des neurones qui réabsorbent la sérotonine des espaces entre les cellules une fois son travail terminé. La réduction permanente des transporteurs de sérotonine avait lieu dans tout le cerveau, et ceux qui avaient consommé le plus souvent de la MDMA avaient perdu plus de transporteurs.

Des études précédentes avec des babouins ont également produit des imageries montrant que la MDMA avait occasionné la réduction sur le long terme des transporteurs de sérotonine. L’examen de tissus cérébraux de ces animaux a fourni la preuve que la réduction des transporteurs de sérotonine observée sur les imageries correspondait à la perte réelle des extrémités des nerfs comprenant les transporteurs dans les cerveaux des babouins. « Conformément à ce que nous avons trouvé durant nos études de ces animaux, nous maintenons que les modifications révélées par les imageries PET sont probablement connexes aux lésions des extrémités des nerfs chez les consommateurs de MDMA », affirme Dr George Ricaurte des Johns Hopkins Medical Institutions (Institutions Médicales John Hopkins) à Baltimore. Dr. Ricaurte est le principal investigateur de ces deux études, qui font partie d’un projet de recherche clinique sur les effets à long terme de la MDMA.

« La question la plus importante est ce que ces changements signifient en ce qui concerne les conséquences pour les fonctions du cerveau », explique Dr Frascella du NIDA. Pour aider à répondre à cette question, une équipe de chercheurs, dont des scientifiques du John Hopkins et Du National Institute of Mental Health (Institut National de la Santé mentale américain) qui avaient participé à l’étude à l’imagerie, ont essayé d’évaluer les effets de l’utilisation chronique de la MDMA sur la mémoire. Ils ont administré plusieurs tests de mémoire normalisés à 24 utilisateurs de MDMA qui n’avaient pas consommé cette drogue pendant au moins 2 semaines et à 24 personnes qui ne l’avaient jamais utilisée. Les deux groupes étaient similaires en termes d’âge, sexe, éducation et niveau de vocabulaire.  

L’étude a démontré que les gros consommateurs de MDMA souffraient d’importants affaiblissements de la mémoire verbale et visuelle par rapport aux non-consommateurs. Pareillement aux études d’imagerie, les effets nuisibles de la MDMA étaient relatifs à la consommation : plus les gens consommaient, plus ils rencontraient de difficulté à se rappeler ce qu’ils avaient vu ou entendu durant les tests.

Les affaiblissements mémoriels chez les consommateurs de MDMA sont les premières conséquences fonctionnelles des lésions des neurones liées à la MDMA qui soient ressortis. Des études récentes effectuées en Grande-Bretagne ont également signalé des problèmes de mémoire chez les utilisateurs de MDMA évalués quelques jours après leur dernière dose. « Notre étude se penche sur la perte de mémoire induite par la MDMA au moins 2 semaines après la dernière prise de drogue, elle démontre donc que les effets de la MDMA sur la mémoire ne sont pas liés au sevrage ou aux effets des résidus de la drogue », dit Dr Karen Bolla de l’équipe du John Hopkins.

Les chercheurs du Johns Hopkins/NIMH ont pu également établir le lien entre la mauvaise mémoire des consommateurs de MDMA à la perte de sérotonine en mesurant les niveaux d’un métabolite de sérotonine dans le fluide vertébral des participants. Ces mesures ont montré que les utilisateurs de MDMA avaient moins de métabolite que les personnes qui n’en usaient pas ; et que les personnes avec le moins de métabolite avaient la pire mémoire.  Mis ensemble, ces résultats soutiennent la conclusion que la neurotoxicité de la sérotonine induite par la MDMA pourrait être la cause d’un affaiblissement permanent de la mémoire chez les utilisateurs de MDMA, résume Dr. Bolla.

La recherche sur les conséquences fonctionnelles du dommage des neurones sérotoninergiques par la MDMA chez les humains est encore toute nouvelle, et les chercheurs qui ont effectué les études ne peuvent affirmé entièrement que les dommages aux neurones sérotoninergiques apparus en imagerie provoquent les problèmes de mémoire chez les consommateurs de cette drogue.  Toutefois, « c’est l’explication la plus évidente des problèmes mémoriels chez les utilisateurs de MDMA », explique Dr. Ricaurte.

Différentes recherches des instituts Johns Hopkins/NIMH suggèrent que la MDMA peut provoquer d’autres problèmes cognitifs, par exemple l’incapacité de raisonner verbalement ou de se concentrer. Les chercheurs continuent d’examiner les effets d’une utilisation chronique de la MDMA sur la mémoire et autres fonctions impliquant la sérotonine, par exemple l’humeur, le contrôle des impulsions et le sommeil. Ils essaient également de répondre à d’autres questions, telles que les conséquences sur le long terme des lésions cérébrales dues à la MDMA. Des études effectuées sur des animaux, les premières à documenter les effets neurotoxiques de la drogue, suggèrent que la perte de neurones sérotoninergiques chez les humains peut durer des années ou être permanente. « Nous savons maintenant que les lésions du cerveau persistent chez les singes 7 ans après la dernière prise de MDMA » explique Dr Ricaurte. « Nous ne savons pas encore si ces effets durent aussi longtemps chez les humains ». 

Information sur les drogues et la toxicomanie (dépendance)

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