Narconon International Drug Rehab and Education Services
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Evaluation continue du programme de réadaptation de Narconon®

Présentation de Shelley L. Beckmann, Ph.D. Conférence internationale sur la désintoxication:

Stockholm, Suède, septembre 1997

Introduction

Pendant les trois dernières années a eu lieu une évaluation continue du programme Narconon dans deux centres Narconon Aux Etats-Unis : à Los Angeles (Californie) et à Chilocco (Oklahoma). Cette évaluation vise à analyser certains facteurs impliqués dans le programme Narconon et à  évaluer les résultats sur le long terme de cette approche socio-éducatrice. Cette présentation examine les résultats de cette évaluation jusqu’à présent.

    Conférence internationale sur la désintoxication  (PHOTO)
        La conférence internationale sur la désintoxication à Stockholm, Suède.    

    L’évaluation a trois objectifs :

    1) Examiner les services dispensés aux clients dans les deux centres Narconon. Des comptes-rendus quotidiens et hebdomadaires ont fourni des informations sur chaque client participant au programme. Ce qui a permis de comprendre l’ampleur des services nécessaires à la réhabilitation de toxicomanes endurcis.

    2) Evaluer le succès du programme Narconon à garder les clients jusqu’à conclusion du traitement complet.

    3) Evaluer l’efficacité à long terme du programme Narconon. L’efficacité tient compte non seulement de la capacité à s’abstenir des drogues, mais également du comportement criminel ainsi que des progrès professionnels et éducatifs.

Conception de l’étude

Les clients comprenaient chaque client ayant commencé le programme Narconon à Los Angeles ou à Chilocco durant la période d’étude de deux ans pour éviter toute erreur systématique au stade de sélection.

L’évaluation initiale a compris une entrevue complète basée sur « l’Indice de sévérité de la toxicomanie » et des analyses quantitatives des drogues dans l’urine, effectuées à l’arrivée. (Cet indice de sévérité a été utilisé lors de nombreuses évaluations d’autres programmes de réadaptation pour toxicomanes).

Puis le progrès de chaque client a été suivi durant l’étude à l’aide de comptes-rendus quotidiens et d’analyses d’urine régulières.

Un total de 273 clients a participé à cette étude.

Démographie

La clientèle des différents centres Narconon varie considérablement. Les problèmes régionaux liés à l’abus des drogues et les subventions gouvernementales jouent un rôle important. Afin d’appliquer les résultats de cette étude, il est important de comprendre certains facteurs concernant les clients des deux centres Narconon sous évaluation.

    * 81 pour cent des participants sont du sexe masculin, 19 pour cent du sexe féminin.
    * Ils ont en moyenne 30,7 ans ± 8,6 ans (entre 14-66 ans).
    * 67 pour cent sont caucasiens, 13 pour cent hispaniques, 9 pour cent amérindiens, 8 pou cent afro-américains et 3 pour cent autres.

Education et profession

Les drogues sont graduellement éliminées pendant les premières semaines du programme Narconon, lors de la participation à la partie désintoxication du programme. 

Le niveau d’éducation des clients était comparable à celui des clients d’autres programmes de réadaptation. Vingt pour cent n’avaient pas terminé l’école secondaire. Quatre-vingt pour cent avaient terminé leurs études secondaires ou plus, 14 pour cent avaient fait des études professionnelles ou avaient commencé la faculté, 9 pour cent avaient terminé leurs études universitaires et 2 pour cent avaient poursuivi des études supérieures et obtenu des diplômes supérieurs en économie, médecine ou sciences.

Occupation professionnelle

   Environ la moitié des clients travaillaient. Soixante pour cent indiquaient qu’ils travaillaient à plein temps, mais :

        * 46 pour cent n’avaient pas travaillé les 30 jours précédents.
        * Seuls 37 pour cent étaient actuellement employés.

    Nombreux clients avaient récemment perdu leur emploi, avaient été congédiés ou étaient partis à cause de leurs problèmes liés aux stupéfiants.

    Statut judiciaire


    Des clients participant à cette étude :

        * 22 pour cent ont admis avoir participé à des activités illicites pour gagner de l’argent durant les derniers 30 jours.
        * En moyenne, les clients ayant participé à des activités illégales ont admis le faire pendant 13 des 30 derniers jours.

    Sur le long terme:

        * 81 pour cent des clients de Narconon ont été incarcérés.
        * 33 pour cent de ces clients ont été incarcérés pendant plus d’un mois.
        * 13 pour cent ont été incarcérés plus d’un an.

    En moyenne, ils avaient passé 4,3 ans ±10,5 mois de leur vie en prison.

    Les activités illicites constituent un problème majeur dans ce groupe. Comme nous le démontrerons plus loin, le programme Narconon a un effet tout à fait positif sur ces statistiques.

Drogues abusées

La drogue de choix abusée varie considérablement parmi les clients participant au programme Narconon. Les drogues principales des clients de cette études sont :

Crack                              65     (24%)         
Alcool                             52     (19%)    
Autres formes de cocaïne    36     (13%)    
Héroïne                               34     (12%)    
Amphétamines                   33     (12%)    
Marijuana                           5      (3%)    
LSD                                   6      (2%)    
PCP                                   4      (1%)    
Inhalants                             2     (1%)    
Plusieurs                           36      (13%)    
   

Le crack constituait la drogue principale d’abus des clients de Los Angeles et de Chilocco pendant la durée de l’étude. Suivi par l’alcool, d’autres formes de cocaïne, l’héroïne, d’autres opiacés, les amphétamines et la marijuana, le LSD, PCP et les inhalants.

La prise de plusieurs drogues différentes posait un problème pour une grande partie des participants. En moyenne, ces clients avaient utilisé plus d’une drogue pendant 8 jours du mois précédent. 13 pour cent des participants étaient incapables de nommer leur drogue principale. La moitié d’entre eux abusaient principalement de la cocaïne et de l’héroïne, mais consommaient également d’autres stupéfiants.

Les toxicomanes de Chilocco et Los Angeles consommaient différentes drogues et ces deux centres traitaient des toxicomanes différents des centres européens. Par exemple, les Amérindiens de Chilocco avaient plus tendance à abuser de l’alcool que toute autre drogue et seul le centre de Chilocco accueillaient des toxicomanes accoutumés aux inhalants. Parallèlement, les centres italiens traitaient principalement des héroïnomanes et peu de cocaïnomanes ou consommateurs de crack durant cette période.

En moyenne, ces clients avaient commencé à consommer de l’alcool à 15 ans et des drogues à 15 ans et demi. Ils consommaient des stupéfiants depuis environ 15 ans.

Traitements de réadaptation antérieurs

    La majeure partie de ces clients avait suivi d’autres traitements de réadaptation avant de venir à Narconon.

        * 22 pour cent avaient suivi auparavant un programme de désintoxication pour l’alcool et 56 pour cent un traitement pour les drogues. Les clients ayant suivi un programme auparavant l’avaient fait plus de trois fois.
        * 12 pour cent avaient suivi un traitement dans les 30 derniers jours.
        * Les clients de Narconon souffraient généralement d’une toxicomanie ou d’alcoolisme long terme, les multiples traitements précédents avaient échoué.

    Ce qui est consistant avec la réputation de Narconon quant à sa compétence à aider les « toxicomanes endurcis et soi-disant intraitables ».

    L’étude d’efficacité sur le long terme a été conçue afin d’évaluer les personnes venues pour la première fois suivre le programme de Narconon. Des 273 clients suivis durant cette étude, 184 étaient qualifiés pour ce groupe.

Résultats

Analyses durant le programme

Des analyses d’urine ont été effectuées à l’inscription, deux semaines plus tard, un mois plus tard et deux mois plus tard parmi une partie de tous les sujets de l’étude. Les clients ne savaient pas que ces prises d’urine auraient lieu.

88 clients constituaient ce groupe. Des métabolites de drogues ont été détectés dans l’urine de 68 des 88 clients, ou 77% lors de l’inscription. Le pourcentage de métabolites de drogues variait selon la drogue de choix.

100 pour cent des clients dont la drogue principale était le crack donnaient des résultats urinaires positifs. Des métabolites ont été détectés chez 62 pour cent des consommateurs d’autres formes de cocaïne. Les tests ont dépisté les métabolites chez près de 70 pour cent des consommateurs d’amphétamines, chez 85 pour cent des opiomanes et 50 pour cent des alcooliques.

Alors qu’ils progressaient, un nombre inférieur d’analyse s’avérait positif et le niveau de métabolites avait baissé. Les analyses étaient effectuées durant le sevrage et la période de désintoxication. Des niveaux infimes mais détectables de métabolites étaient présents chez un pourcentage important de ces clients pendant plusieurs semaines.

A l’arrivée, les tests de 77 pour cent des clients s’avéraient positifs. Au bout de deux semaines, seulement 35 pour cent, la quantité étant minime. 

Au bout d’un mois, 15 pour cent des tests étaient encore positifs. Le niveau des drogues était alors minime, indiquant qu’il n’y avait pas eu de consommation de drogue récente.

Au bout de deux mois, des niveaux légèrement plus élevés de métabolites ont été détectés chez quatre clients, mais moins élevés chez deux clients. Le personnel soupçonnait deux de ces clients dont les tests étaient plus élevés d’avoir consommé de l’alcool, et c’était bien le cas.

Dans la plupart des cas, les métabolites étaient inférieurs à 1/20e du niveau à l’inscription au programme. Bien que cela n’exclue pas l’utilisation continue des drogues, les niveaux infimes suggèrent une élimination continue des métabolites de drogues étant donné que les clients suivaient un traitement de désintoxication.

Cette partie de l’étude indique que l’élimination des métabolites s’effectue sur plusieurs semaines chez certains clients. L’élimination de niveaux détectables de stupéfiants a continué pendant des semaines chez au moins un tiers des clients de Narconon.

Suivi du programme

Des comptes-rendus quotidiens et hebdomadaires ont été effectués durant l’étude, permettant ainsi à la direction de Narconon d’isoler tout problème spécifique à l’administration du programme et de corriger ou d’améliorer la qualité de ses services.

Parmi les améliorations apportées durant l’études figurent : 1) des exercices spécifiques pour aider les clients de Narconon à contrôler leur accoutumance. 2) Une meilleure formation du personnel en ce qui concerne l’identification des clients non qualifiés pour le programme de Narconon. 3) Un plus grand suivi des ex-clients afin de les aider à rester sobres et à appliquer dans la vie de tous les jours ce qu’ils avaient appris à Narconon. Des appels hebdomadaires puis mensuels du personnel afin d’aider les clients à surmonter les difficultés mineures de la vie avant qu’elles ne s’aggravent.

Indicateurs d’efficacité
Rétention des clients

Le fait qu’un centre garde ses clients est un indicateur important du succès du programme. La rétention peut être afférente au nombre de jours passés au centre ou au progrès effectué. Le plus important facteur étant si le client a terminé le programme.

Des 273 clients participant à l’étude, 66 pour cent ont terminé le programme Narconon. Parallèlement, des 184 clients suivant le programme pour la première fois, 67 pour cent ont terminé le programme.

Le nombre de personnes finissant le programme variait selon leur drogue de choix : des 184 clients qui suivaient le programme pour la première fois, les consommateurs de crack finissaient le moins souvent le programme (60% d’entre eux) tandis que les usagers d’autres formes de cocaïne étaient les plus nombreux à finir le programme.  

Réduction du comportement criminel (résultats initiaux)

Dans ce groupe figurent 123 personnes ayant terminé le programme dans son entièreté. Jusqu’à ce jour, 48 d’entre eux ont été interviewés deux ans après la fin du programme.

En ce qui concerne ces 48 personnes, les résultats indiquent une amélioration notable de leur comportement criminel.

Le nombre de jours passés à participer à des activités illégales était de 2,8 en moyenne des 30 derniers jours avant le programme et de 0,4 après. Ceci constitue une comparaison directe entre le comportement de ces clients avant le programme (pas le groupe entier) et leur comportement après le programme, ce qui représente une amélioration de 86 pour cent du comportement criminel.

La durée de la dernière incarcération était de 3,6 mois (108 jours) pour ce groupe avant le programme Narconon. La moyenne après le programme était de 1 jour (une amélioration de plus de 99 pour cent).

Enfin, les jours d’incarcération dans les 30 derniers jours avant Narconon s’élevaient à 1,9 et à moins de 0,05 après (une amélioration de 97 pour cent).

Conclusion

Le programme Narconon est conçu afin d’aider les toxicomanes endurcis. Le programme assiste des personnes souffrant de diverses toxicomanies. La majorité des clients est composée de toxicomanes long terme ayant auparavant suivi plusieurs programmes de désintoxication et réadaptation.

Les drogues sont graduellement éliminées sur plusieurs semaines durant le programme Narconon, pendant la période de désintoxication du programme.

Approximativement deux tiers des clients qui commencent le programme le terminent. Les résultats préliminaires indiquent que les clients démontrent une amélioration notable de leur comportement criminel. Les entrevues indiquent également une amélioration remarquable de leur usage des stupéfiants.

L’évaluation long terme de ce programme n’est pas terminée. Les résultats initiaux susmentionnés semblent justifier notre optimisme quant à son efficacité à aider le toxicomane à améliorer son comportement et à vivre conformément aux mœurs de la société.

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